« C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit… »
Cet article interroge la façon dont la tragédie racinienne travaille l’injonction à l’oubli (de l’Édit de Nantes au « refoulement » de la Fronde). Mettant en scène des personnages qui nous invitent à entrer dans leur mémoire, Racine juxtapose plusieurs temporalités qu’il coud ensemble (qu’elles soie...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Écrire l’histoire
2023
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet article interroge la façon dont la tragédie racinienne travaille l’injonction à l’oubli (de l’Édit de Nantes au « refoulement » de la Fronde). Mettant en scène des personnages qui nous invitent à entrer dans leur mémoire, Racine juxtapose plusieurs temporalités qu’il coud ensemble (qu’elles soient traumatiques, bibliques, mythiques, actuelles). Le rapport aux fantômes, aux ombres tout comme au veuvage permet d’interroger le régime du souvenir. Même les personnages d’enfants semblent moins incarner le futur que la résurrection d’un passé (la lignée de David avec Joas, la splendeur de Troie avec Astyanax) que d’autres veulent abolir (tels Athalie et Pyrrhus baignés de crimes). La tragédie racinienne ouvre une brèche temporelle qui semble symptomatique de ce carambolage des temps. Elle produit aussi un espace mémoriel qui nous parle encore aujourd’hui et sur lequel nous pouvons encore projeter nos propres doutes comme nos hantises. |
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