Des révoltes communales à l’utopie communaliste
Les soulèvements contre le joug fiscal, qui constituent le point de départ des grandes guerres paysannes du XVIe et du XVIIe siècle, ont été à l’origine d’une autre ligne de la révolte que celle qui s’imposera avec l’avènement du capitalisme industriel. La commune en est à la fois l’horizon et la ba...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Écrire l’histoire
2023
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les soulèvements contre le joug fiscal, qui constituent le point de départ des grandes guerres paysannes du XVIe et du XVIIe siècle, ont été à l’origine d’une autre ligne de la révolte que celle qui s’imposera avec l’avènement du capitalisme industriel. La commune en est à la fois l’horizon et la base instituante : une tactique et une forme de vie. Elle a constitué pendant plus de trois siècles le mode de subjectivation des soulèvements populaires. Aujourd’hui, l’élargissement continu de la production par la circulation, mais aussi la non-coïncidence de la source de l’exploitation, de la production de plus-value et du point de départ du processus révolutionnaire, ont fait rentrer à nouveau dans la figurabilité du présent cette autre tradition de la révolte. Loin d’être une présence révolue, le passé se dévoile en tant que répétition des potentialités autonomes qu’il porte en lui. Réciproquement, l’à présent du soulèvement n’obéit pas à la loi d’une succession linéaire, il surgit dans la reprise des formes anciennes, le réveil d’un passé enfoui. |
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