To Pollen
Faire l’histoire du présent, pour un poète, ce pourrait être consigner à chaud, dans l’incertitude des issues, la confusion d’impressions parfois paroxystiques avant qu’elles ne se déposent en un récit d’évidence. Témoigner de la guerre d’Irak en remettant violemment en mots l’horreur que la langue...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Écrire l’histoire
2015
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Faire l’histoire du présent, pour un poète, ce pourrait être consigner à chaud, dans l’incertitude des issues, la confusion d’impressions parfois paroxystiques avant qu’elles ne se déposent en un récit d’évidence. Témoigner de la guerre d’Irak en remettant violemment en mots l’horreur que la langue médiatique sait si bien expurger. Trouver une forme, une langue, pour dire cela en évitant le piège du pathos et celui du pharisaïsme. Faire entendre par intermittence la voix d’un individu sur fond de bourdonnement du contemporain, bruit blanc des systèmes politique, financier, militaire. La guerre d’Irak fait irruption en 2004 dans l’œuvre du poète britannique J. H. Prynne (1936-), l’obligeant par la suite à repenser les connexions entre cet événement majeur et le reste de sa vie. C’est, pense-t-il rétrospectivement, ce qu’il fait dans To Pollen, séquence publiée en 2006 dont nous proposons une traduction des sept dernières strophes. Quant à traduire au présent, c’est s’affronter à un texte avant que le trouble de l’original n’ait décanté. |
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