Le 10 août 1792 au cinéma. Reprises et métamorphoses du sens de l’événement
Cet article interroge la manière dont quatre films du XXe siècle mettent en scène la journée du 10 août 1792 à la fois en lien avec le présent de l’histoire des cinéastes réalisateurs et en lien avec une tradition de représentations aux connotations politiques contrastées. La Marseillaise de Jean Re...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Écrire l’histoire
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article interroge la manière dont quatre films du XXe siècle mettent en scène la journée du 10 août 1792 à la fois en lien avec le présent de l’histoire des cinéastes réalisateurs et en lien avec une tradition de représentations aux connotations politiques contrastées. La Marseillaise de Jean Renoir (1938) dans le contexte du Front populaire, Les Années Lumières de Robert Enrico (1989) lors du Bicentenaire et du discrédit de l’idée de révolution, L’Anglaise et le Duc d’Éric Rohmer (2001) dans le contexte du néolibéralisme triomphant et de la « fin de l’histoire », et enfin Un peuple et son Roi de Pierre Schoeller (2018) qui conclut une décennie de résistances au néolibéralisme. Des tableaux, des travaux d’historien ou des récits élaborés par des témoins de l’événement nourrissent les trames cinématographiques. Il y a ainsi à instruire un carambolage spéculaire des temps, un rapport passé-présent ordinaire, mais aussi l’incrustation au sein du présent du film des rapports passé-présent du passé. Le carambolage des temps est alors fait de résurgences et de réinterprétations, de chevauchements et de télescopages. |
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