Comment dire l’humanité des femmes à l’ère des droits de l’homme ?
Même si elles ne se connaissent pas, Isabelle de Charrière et Mary Wollstonecraft réagissent de manière similaire, en tant que femmes progressistes, aux débats révolutionnaires de 1789, ce que révèle leur critique des nostalgies féodales de Burke, auxquelles elles opposent une définition raisonnable...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Écrire l’histoire
2022
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Même si elles ne se connaissent pas, Isabelle de Charrière et Mary Wollstonecraft réagissent de manière similaire, en tant que femmes progressistes, aux débats révolutionnaires de 1789, ce que révèle leur critique des nostalgies féodales de Burke, auxquelles elles opposent une définition raisonnable et égalitaire de l’humanité. Toutes deux romancières, chacune voit dans la fiction la possibilité de faire advenir en les inventant de nouveaux personnages féminins et masculins, compatibles avec des concepts vraiment universels tels que l’entendement humain, les émotions ou la liberté. S’exprimant dans deux langues distinctes, la grammaire ne leur offre pas exactement les mêmes ressources pour élaborer leurs personnages en fonction d’un idéal épicène. Mais toutes deux voient dans la vraisemblance et l’observation du réel l’avenir du féminin/masculin dans le roman, tandis que les figures de personnages héritées de la tradition reproduisent les préjugés fondés sur la différence. |
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