Corps barbares, vêtus et dévêtus, à l’épreuve du genre : de la « robe » médique à la nudité gymnique en Grèce classique
Les Grecs ont instrumentalisé, à partir de l’époque classique, les pratiques vestimentaires et corporelles des Asiatiques, pour proposer des discours sur les identités ethniques doublés parfois de discours sur le genre, et forger ainsi un schêma (une mise associée à un comportement) barbare différen...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Écrire l’histoire
2022
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Les Grecs ont instrumentalisé, à partir de l’époque classique, les pratiques vestimentaires et corporelles des Asiatiques, pour proposer des discours sur les identités ethniques doublés parfois de discours sur le genre, et forger ainsi un schêma (une mise associée à un comportement) barbare différent du grec, notamment à Athènes et Sparte. Les deux exemples développés, celui de la robe médique et celui de la nudité corrélée à une activité gymnique, permettent de montrer par quels biais les dynamiques de genre structurent des oppositions et établissent des hiérarchies. Dans le premier cas, le vêtement médique n’enlève ni le courage ni la virilité de ceux qui le revêtent ; au pire, il neutralise leur genre. En revanche, la nudité athlétique est un marqueur manifeste de virilité, courage et beauté, autant de qualités dont sont dénués les Barbares quand, exposés nus, ils ont perdu le faste de leurs parures. |
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