La critique des images de guerre aux États-Unis

Cet article prend appui sur l’ouvrage récent du cinéaste documentariste américain Errol Morris, Believing is Seeing, pour esquisser l’importance d’une tradition de critique des images de guerre aux États-Unis. On résume d’abord l’ouvrage de Morris, série d’enquêtes mi-policières mi-méditatives sur d...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/elh,
Auteur principal: Brunet, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Écrire l’histoire 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article prend appui sur l’ouvrage récent du cinéaste documentariste américain Errol Morris, Believing is Seeing, pour esquisser l’importance d’une tradition de critique des images de guerre aux États-Unis. On résume d’abord l’ouvrage de Morris, série d’enquêtes mi-policières mi-méditatives sur des images-énigmes de l’histoire de la photographie, pour la plupart des images de guerre, qui suggèrent que l’image cache autant qu’elle révèle. On replace ensuite cette publication dans la double histoire américaine des clichés de guerre – qui remonte à la guerre de Sécession et à ses révélations photographiques des horreurs de la guerre – et de leur critique, devenue depuis 1945 un genre journalistique et historiographique à part entière. La vigueur de la critique américaine des images de guerre est à la mesure de l’audience des « icônes » du genre dans la culture publique ; elle peut apparaître comme une version vulgarisée des débats postmodernes sur la visibilité d’Auschwitz.