Le révisionnisme fantaisiste de l’Histoire
Faire rire en récrivant l’histoire est la fonction du révisionnisme fantaisiste. Loin de disparaître, cette tradition du burlesque à la Scarron prend différentes formes aux xxe et xxie siècles. Cami, Frédéric Dard, Cavanna et beaucoup d’autres (humoristes, chansonniers, dessinateurs, cinéastes) puis...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Écrire l’histoire
2015
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Faire rire en récrivant l’histoire est la fonction du révisionnisme fantaisiste. Loin de disparaître, cette tradition du burlesque à la Scarron prend différentes formes aux xxe et xxie siècles. Cami, Frédéric Dard, Cavanna et beaucoup d’autres (humoristes, chansonniers, dessinateurs, cinéastes) puisent dans l’aventure de la France matière à exercer leur droit de légitime légende pour rire.Une série de plaisanteries relèvent d’abord de l’inculture, citée ou inventée, de tel ou tel personnage. Le corpus le plus important concerne des pastiches parodiques de livres ou de films d’histoire.Clio, en petite tenue, révèle des à-côtés de la grande Histoire, des prétendus secrets (souvent d’alcôve ou d’alcool), et rabaisse systématiquement le niveau du mérite des grands qui nous ont gouvernés.Les grands moments du passé, tels que les entretient la mémoire essentiellement scolaire, sont parfois de simples prétextes à délirer loufoquement, pour le plaisir d’un calembour ou l’alacrité d’une situation anachronique et abracadabrante.Si subversion il y a, elle est diffuse et sans grande nocivité. |
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