Perles, peignoirs et perruques : Sacha Guitry ou la petite histoire sur grand écran
En tant que cinéaste, Sacha Guitry ménage une large place à la petite histoire. Ce matériau négligé/négligeable lui permet d’avoir les coudées franches à l’égard de la fable et du récit historiques. De fait, l’approche de menus faits historiques s’accompagne d’un phénomène double d’amplification rom...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Écrire l’histoire
2017
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En tant que cinéaste, Sacha Guitry ménage une large place à la petite histoire. Ce matériau négligé/négligeable lui permet d’avoir les coudées franches à l’égard de la fable et du récit historiques. De fait, l’approche de menus faits historiques s’accompagne d’un phénomène double d’amplification romanesque et d’émiettement narratif : c’est bel et bien une histoire « perlée ». De surcroît, Guitry privilégie volontiers la dimension intime, voire bassement domestique de l’histoire. Cette incarnation/humanisation donne de l’épaisseur et du relief aux grandes figures glacées de l’histoire des manuels. Elle permet également à Guitry de servir autrement ses brillantes scènes de comédie sentimentale ou conjugale. Nuance salutaire du « grand récit », la petite histoire est non seulement plaisante, mais hautement signifiante. À la fois emblématique et contrastive, elle ne peut se séparer de la grande histoire, car elle la révèle et la module dans le même temps. |
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