Sur la précipitation Shakespeare
L’idée d’accélération de l’histoire relève-t‑elle de la consistance ou de l’insistance ? Si les pièces historiques de Shakespeare aident à poser cette question, c’est à raison des turbulences épistémiques dans lesquelles elles s’écrivent et qu’elles prennent pour objet, en essayant leurs différents...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/elh, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Écrire l’histoire
2016
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’idée d’accélération de l’histoire relève-t‑elle de la consistance ou de l’insistance ? Si les pièces historiques de Shakespeare aident à poser cette question, c’est à raison des turbulences épistémiques dans lesquelles elles s’écrivent et qu’elles prennent pour objet, en essayant leurs différents effets. À quel temps se vouer : à l’immuabilité de l’Histoire ordonnée d’En-Haut, ou à la mutabilité de l’histoire désordonnée d’en bas ? De quoi parle l’impression de vitesse augmentée : de la fascinante dévoration de tout par répétition, ou de l’excitante transformation de tout par invention ? Si on ne veut pas de l’accélération, alors il ne faut pas de vitesse, donc pas d’histoire. Si on veut de l’histoire, alors il y a vitesse, toujours-déjà et trop. Le théâtre, artefact de la vitesse, se tient à et sur cette équivoque, pour y jouer, comme de l’avers et revers d’une même historialité, de ces choses semblables qui s’appellent tragique et comique, mortalité et vitalité. |
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