Reconsidérer le « tournant » des années 1980 : pour une histoire transculturelle de l’engagement littéraire
Le constat est bien connu des spécialistes de littérature française ultra-contemporaine : les années 1980 signeraient un « retour à la transitivité » s’accompagnant d’une repolitisation de la création littéraire. À l’évidence, la chose se complique quand on porte le regard au-delà des frontières de...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
ELFe XX-XXI
2026
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Le constat est bien connu des spécialistes de littérature française ultra-contemporaine : les années 1980 signeraient un « retour à la transitivité » s’accompagnant d’une repolitisation de la création littéraire. À l’évidence, la chose se complique quand on porte le regard au-delà des frontières de l’Hexagone, où les relations assumées entre littérature et politique ont été autrement constantes au fil du xxe siècle. Afin d’œuvrer à « considérer d’une manière nouvelle des objets déjà bien répertoriés par l’histoire littéraire », selon l’appel du congrès à l’origine de ce numéro, cet article se propose de problématiser l’histoire de l’engagement littéraire telle qu’elle se formule généralement à l’échelle hexagonale. Il insiste à cette fin sur les réceptions contrastées de la pensée sartrienne avant d’évoquer ses reconfigurations par trois auteur·es, qui, du Camerounais Mongo Beti (Le Pauvre Christ de Bomba, 1956) à la Franco-Algérienne Assia Djebar (La Femme sans sépulture, 2002) en passant par le Congolais Sony Labou Tansi (La Vie et demie, 1979), invitent à reconsidérer l’histoire récente des articulations entre littérature et politique selon une perspective transculturelle. |
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