Trier des cailloux... et des humain·e·s. Enjeux éthiques du travail des pierres au Congo
Au Congo, travailler se dit Ko beta libanga » casser la pierre ». Or, cette métaphore laborieuse doit aussi être comprise au sens littéral : comme le suggère l’anthropologue congolais Patrice Yengo, on peut considérer que les hiérarchies sociales congolaises sont fondées sur « les hiérarchies de la...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
ELFe XX-XXI
2025
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au Congo, travailler se dit Ko beta libanga » casser la pierre ». Or, cette métaphore laborieuse doit aussi être comprise au sens littéral : comme le suggère l’anthropologue congolais Patrice Yengo, on peut considérer que les hiérarchies sociales congolaises sont fondées sur « les hiérarchies de la pierre », qui autorisent de distinguer les pierres précieuses (les gemmes) et donc les possédants, de la pierre comme labeur et source de vie. Aussi le tri des pierres semble-t-il aller de pair avec celui des travailleurs et travailleuses congolais·e·s. Cet article se propose de prolonger cette réflexion économique et sociale en étudiant les différents processus de triages qui sont à l’œuvre dans le travail de la pierre tel que le représentent les cinéastes de la République Démocratique du Congo Dieudo Hamadi, Kiripi Katembo Siku, Patrick Ken Kalala et Divita Wa Lusala dans le volet » Après la mine » de leur film-documentaire « Congo en quatre actes » (2010) et le romancier brazzavillois d’origine centrafricaine Emmanuel Dongala dans Photo de groupe au bord du fleuve (2010). |
|---|