Court-circuiter la logique des fables du tri ? Des châteaux qui brûlent et Ceux qui trop supportent, les narrations hybrides et interrogatives d’Arno Bertina
Le roman Des châteaux qui brûlent (2017) et le récit documentaire Ceux qui trop supportent (2021) d’Arno Bertina portent un regard inquiet sur les fables du tri communes à l’ère néolibérale : un plan de restructuration suivi d’une vague de licenciements suivie d’une fermeture de l’entreprise et de l...
में बचाया:
| में प्रकाशित: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| मुख्य लेखक: | |
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
ELFe XX-XXI
2025
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| विषय: | |
| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Le roman Des châteaux qui brûlent (2017) et le récit documentaire Ceux qui trop supportent (2021) d’Arno Bertina portent un regard inquiet sur les fables du tri communes à l’ère néolibérale : un plan de restructuration suivi d’une vague de licenciements suivie d’une fermeture de l’entreprise et de la mort sociale (et parfois hélas réelle) des anciens ouvriers. Si l’écrivain reprend ce canevas et en chronique même – dans le cas du combat des ex-GM&S – les étapes, il en détraque la mécanique fatidique. Dans les récits de Bertina, le temps est suspendu, court-circuité par le jeu du montage ou distendu par des échanges conflictuels et des réflexions intempestives qui conduisent à un questionnement polyphonique sur les mots en usage dans la langue managériale. De l’herméneutique collective à la pratique du parallélisme, les textes explorent des possibles qui font entrave aux logiques économiques de la rentabilité et de la compétitivité sans pour autant intégrer le répertoire des formes actuelles de la lutte sociale. Si l’issue tragique du conflit social n’est pas évitée, l’écrivain se donne moins la charge de la déplorer que d’en faire une matière à penser et imaginer irrécupérable. |
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