« Les laboureux ne manquent pas » : chantage, renvoi et sous-enchère dans La Vie d’un simple d’Émile Guillaumin
Si les professions de la terre semblent longtemps ne pas avoir connu le même type de concours d’embauche que d’autres professions, le tri n’en est pas pour autant absent lorsque les propriétaires terriens engageaient des métayers à la fin du xixe et au début du xxe siècle. Dans La Vie d’un simple, É...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
ELFe XX-XXI
2025
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Si les professions de la terre semblent longtemps ne pas avoir connu le même type de concours d’embauche que d’autres professions, le tri n’en est pas pour autant absent lorsque les propriétaires terriens engageaient des métayers à la fin du xixe et au début du xxe siècle. Dans La Vie d’un simple, Émile Guillaumin décrit une situation concurrentielle qui pousse les métayers à accepter des contrats défavorables. La sous-enchère à l’embauche fait ensuite place à un chantage poussant les métayers à accepter les révisions du contrat au bon vouloir du propriétaire pour ne pas recevoir leur congé. Certaines relations sont moins conflictuelles, mais les propriétaires les plus progressistes font parfois preuve de peu de morale, eux aussi, lorsqu’il s’agit de répartir les bénéfices. Le bon travail et le rendement ne garantissent pas non plus une situation stable, et le tri se poursuit après un certain nombre d’années, car certains propriétaires n’hésitent pas à renvoyer les métayers trop bien installés. |
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