Éclats d’Eurydice : penser « la foudre des origines » chez Muriel Stuckel
Propulsant son entrée en poésie par une réécriture du mythe d’Eurydice, Stuckel prend « le risque de la poésie » (Stuckel, 2011, p. 49). Dans un recueil traversé par le « souffle / des origines » (Stuckel, 2011, p. 70), elle écoute le murmure de la matière antique qui fonde le lyrisme européen et qu...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
ELFe XX-XXI
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Propulsant son entrée en poésie par une réécriture du mythe d’Eurydice, Stuckel prend « le risque de la poésie » (Stuckel, 2011, p. 49). Dans un recueil traversé par le « souffle / des origines » (Stuckel, 2011, p. 70), elle écoute le murmure de la matière antique qui fonde le lyrisme européen et qui traverse la poésie jusqu’aux portes du xxie siècle. Stuckel tire un fil d’Ovide à Rilke en passant par Nerval. Les trois poètes paraissent alors fonder un élan, vers la figure que l’ensemble de la littérature place dans l’ombre du chantre de Thrace. Dans Eurydice désormais, nous écoutons enfin une voix féminine née non du chant d’Orphée mais du silence d’Eurydice, un espace de l’entre-deux où son et silence se conjuguent. Cet article se propose d’étudier la mise en voix de la jeune femme dans une réécriture fascinée par l’affleurement, mouvement si familier à Eurydice, à la fois tirée par le chant de son époux et engloutie par l’ombre du silence. |
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