Peut-on faire du travail à l’usine une expérience ? Sur À la ligne de Joseph Ponthus
Comment l’écriture littéraire permet-elle de saisir ce que le marché du travail a galvaudé et transformé en simple capital accumulable sous le terme d’« expérience professionnelle » ? Preuve que la force de travail est supposée fournir d’elle-même, objet de transaction formulée dans un langage quant...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
ELFe XX-XXI
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Comment l’écriture littéraire permet-elle de saisir ce que le marché du travail a galvaudé et transformé en simple capital accumulable sous le terme d’« expérience professionnelle » ? Preuve que la force de travail est supposée fournir d’elle-même, objet de transaction formulée dans un langage quantitatif (objectifs atteints, compétences acquises), « l’expérience professionnelle » se coule dans des logiques et des cadres qui la standardisent. Développer une véritable écriture du travail prend le contre-pied de cet évidement pour redonner au faire son statut d’expérience et y retrouver un sentiment de soi dans la confrontation à la matérialité du monde. Depuis les années 80 de très nombreux textes (romans, récits, poèmes) ont pris pour objets le travail à l’usine, sur les chantiers ou dans l’entreprise. C’est en prenant pour fond ce cadre de réflexion que nous interrogeons la façon dont Joseph Ponthus dans À la ligne : feuillets d’usine (2019), déplie une écriture qui s’efforce d’échapper à la chaîne industrielle menaçant sans cesse d’engloutir tant le faire que la parole. |
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