La Conférence de Charleroi de Paul Nougé : Surréalisme et musique
Je me concentre dans mon article sur un texte relativement peu connu du poète surréaliste belge Paul Nougé, La Conférence de Charleroi. Dans ce court essai, l’auteur se livre à une entreprise originale de critique musicale. L’expérimentation implique dans cette optique une prédilection certaine pour...
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| में प्रकाशित: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| मुख्य लेखक: | |
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
ELFe XX-XXI
2024
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| विषय: | |
| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Je me concentre dans mon article sur un texte relativement peu connu du poète surréaliste belge Paul Nougé, La Conférence de Charleroi. Dans ce court essai, l’auteur se livre à une entreprise originale de critique musicale. L’expérimentation implique dans cette optique une prédilection certaine pour l’interdisciplinarité et les pratiques transversales, ou, en d’autres termes, le refus de la spécialisation étriquée. Elle reflète ainsi le désir d’une rencontre des formes et des pratiques artistiques au-delà de leur cloisonnement académique. Nougé aborde en particulier le domaine de la musique contemporaine, à partir de réflexions sur le dodécaphonisme sériel. Tout en reconnaissant son importance historique, il se livre à une critique de l’abstraction pure de ses œuvres et rejette alors des présupposés essentiels de l’avant-garde musicale occidentale de la première moitié du xxe siècle. En ce sens, selon Nougé, l’expérimentation n’est pleinement satisfaisante d’un point de vue artistique que si elle rend compte de la vie concrète et matérielle des hommes. Il avoue alors son attachement aux musiques populaires. L’expérience se doit dès lors de posséder une dimension existentielle. Elle ne peut être le reflet d’une simple spéculation gratuite ni d’une pure hypothèse théorique. Pour Nougé, dans l’ensemble de sa pratique poétique, elle implique l’expression constante d’une sensibilité ludique, c’est-à-dire la conscience du rôle fondamental du jeu et du hasard dans le rapport du poète au langage. |
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