L’expérience et le récit
Quel peut être le récit de l’expérience quotidienne, le récit d’une vie ordinaire ? Les formes narratives sont traditionnellement envisagées, d’Aristote à Ricœur, comme possédant un début et une fin, affirmant une cohérence, présentant, dans la terminologie du second, une configuration. Mais comment...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
ELFe XX-XXI
2024
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Quel peut être le récit de l’expérience quotidienne, le récit d’une vie ordinaire ? Les formes narratives sont traditionnellement envisagées, d’Aristote à Ricœur, comme possédant un début et une fin, affirmant une cohérence, présentant, dans la terminologie du second, une configuration. Mais comment alors penser le récit sans intrigue, sans suspense, sans attente autre que celle du lendemain que l’on trouve dans les journaux personnels mais aussi, sous une forme évidemment moins pure, dans de nombreuses fictions comme Le Quart Livre, Jacques le Fataliste, Les Lauriers sont coupés ou Paludes ? On en suit la trace au long du xxe siècle et au début du xxie, dans la critique de L’Étranger par Sartre, dans la voix de L’Innommable, dans Les Petits Chevaux de Tarquinia, dans L’Appareil photo ou dans À la ligne : feuillets d’usine. Les textes qui s’approchent de ce qu’Aristote appelle la chronique sont bien des récits, mais des récits qui ne donnent pas à espérer la résolution d’une quête ou d’une énigme, des récits qui proposent simplement au lecteur curieux la trame d’une vie qui se continue, qui connaît les insensibles transformations de l’expérience des jours. |
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