Écocritique : ligne de front
Un autre langage se cherche, « à la limite de l’intelligible ». Comment peut-on aujourd’hui « se rapporter au monde », le penser et le dire, sans plus répéter les présupposés modernes, empêtrés que nous sommes dans les conséquences de leurs conséquences ? Comment ce monde, que nous connaissons si ma...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
ELFe XX-XXI
2023
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Un autre langage se cherche, « à la limite de l’intelligible ». Comment peut-on aujourd’hui « se rapporter au monde », le penser et le dire, sans plus répéter les présupposés modernes, empêtrés que nous sommes dans les conséquences de leurs conséquences ? Comment ce monde, que nous connaissons si mal, « nous vient-il » s’il n’est plus seulement « un objet calculable et prévisible » ? Comment la Terre fait-elle intrusion, elle qui réagit à nos actions ? Questions qui constituent et traversent le champ de l’écocritique telle que nous la définissons. Il importe de penser ensemble pour inventer de nouveaux concepts, non toxiques, fabriquer des savoirs pertinents susceptibles de répondre à ce qui est en train d’arriver ; défaire et se défaire des réflexes et des préjugés de la modernité, promouvoir des récits qui supplantent nos fables obsolètes et expriment les bouleversements inédits dont nous faisons l’expérience. Les frontières disciplinaires peuvent-elles devenir des zones d’échanges, productrices d’intelligence ? L’écocritique peut-elle favoriser une « culture de la sympoïèse » (Haraway), inventer un sol commun où repousse la vie ? |
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