Jeter l’ancre. Situationnistes et anti-industriels face à la destruction de la nature

Durant la transition entre le mouvement situationniste et la mouvance anti-industrielle, frange radicale de l’écologie politique, s’est opéré un travail des imaginaires dans lequel la littérature a eu sa part. Cet article vise à le mettre en évidence en analysant l’évolution de l’œuvre de Guy Debord...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/elfe,
Autore principale: Marcolini, Patrick
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: ELFe XX-XXI 2023
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Durant la transition entre le mouvement situationniste et la mouvance anti-industrielle, frange radicale de l’écologie politique, s’est opéré un travail des imaginaires dans lequel la littérature a eu sa part. Cet article vise à le mettre en évidence en analysant l’évolution de l’œuvre de Guy Debord, à mesure que sa critique du capitalisme s’élargissait à une dénonciation de la civilisation technologique. D’abord marquée par la pratique de la dérive dans les grandes métropoles, se traduisant sur le plan des métaphores par la prégnance de l’élément liquide, son œuvre s’ouvre progressivement, dans les années 1970 et 1980, aux paysages de l’Auvergne et à une sensibilité nouvelle à la nature, dont l’imaginaire anti-industriel, caractérisé par la prédominance de l’élément terrestre, représente un prolongement contemporain.