Dans le jeu du monde. Sur Antonin Artaud
L’être humain, affirme Artaud, ne peut se fonder sur lui-même ; il est pris dans le jeu d’un monde qui l’excède et l’englobe. Mais l’homme de l’humanisme européen s’est retiré du monde, le perdant en même temps qu’il le maîtrisait. Depuis la Renaissance, il a dénoué les liens qui le rattachait à la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
ELFe XX-XXI
2023
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’être humain, affirme Artaud, ne peut se fonder sur lui-même ; il est pris dans le jeu d’un monde qui l’excède et l’englobe. Mais l’homme de l’humanisme européen s’est retiré du monde, le perdant en même temps qu’il le maîtrisait. Depuis la Renaissance, il a dénoué les liens qui le rattachait à la terre pour mieux la posséder, l’a vaincue en effaçant de sa surface les peuples, les cultures et les savoirs qui nouaient avec elle des liens d’appartenance et faisaient société avec tous les existants. À cette « physique des relations », il a opposé sa toute-puissante autonomie et son entière domination. C’est cet oubli du monde qu’Artaud n’a eu de cesse d’interroger à travers les danses balinaises, les rites des Indiens Tarahumaras, sa lecture du productivisme libéral ou marxiste. Comment, en rupture avec les représentations et les catégories qui régissent la pensée occidentale, retrouver le monde ? se rapporter de nouveau à lui ? (Essai) |
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