Fragilités contemporaines et trauma colonial. Le réalisme magique pour dire les vulnérabilités sociales dans Cent vies et des poussières de Gisèle Pineau
Cet article s’interroge sur la manière dont le réalisme magique permet d’aborder les vulnérabilités à la fois individuelles et collectives dans le roman Cent vies et des poussières de Gisèle Pineau. Elle reprend en l’infléchissant cette esthétique qui se fonde sur le point de vue de populations domi...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
ELFe XX-XXI
2020
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article s’interroge sur la manière dont le réalisme magique permet d’aborder les vulnérabilités à la fois individuelles et collectives dans le roman Cent vies et des poussières de Gisèle Pineau. Elle reprend en l’infléchissant cette esthétique qui se fonde sur le point de vue de populations dominées sur le continent américain, et qui a donc été régulièrement utilisée dans une perspective de résistance par les auteurs caribéens depuis le milieu du xxe siècle. En prenant en compte les interrogations sur le surnaturel des habitants d’un quartier guadeloupéen défavorisé confrontés aux fantômes d’esclaves marrons assassinés par les maîtres dans la première moitié du xixe siècle, Gisèle Pineau contribue à l’interrogation de l’identité dans un contre-récit historique reliant vulnérabilités de la société guadeloupéenne contemporaine et trauma colonial. En mettant en perspective les difficultés sociales actuelles et en interrogeant conjointement la mémoire de l’époque coloniale, le récit magico-réaliste articule de manière spécifique politique et éthique, et explore l’équilibre entre dénonciation et empathie. |
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