Des faillites et des failles : ce que juger veut dire

Dans D’autres vies que la mienne comme dans Article 353 du code pénal, Emmanuel Carrère et Tanguy Viel mettent en scène un juge. L’un, juge d’instance authentique, reçoit des surendettés coupables de délits, l’autre, juge d’instruction fictionnel, un criminel. Il incombe à chacun de peser la faille...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/elfe,
Prif Awdur: Boblet, Marie-Hélène
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: ELFe XX-XXI 2020
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Dans D’autres vies que la mienne comme dans Article 353 du code pénal, Emmanuel Carrère et Tanguy Viel mettent en scène un juge. L’un, juge d’instance authentique, reçoit des surendettés coupables de délits, l’autre, juge d’instruction fictionnel, un criminel. Il incombe à chacun de peser la faille derrière la faute, et de considérer les vulnérabilités contextuelles, relationnelles, qui peuvent mener hors la loi. Les deux récits examinent ce que juger veut dire, mettent en débat les valeurs et les normes impliquées par la théorie du sujet juridique et la pensée du contrat. L’audition de la comparution, préalable à tout jugement, indique au lecteur à quelle expérience de pensée il est invité, écoutant résonner en lui la double postulation de la vulnérabilité et de la capabilité. Carrère et Viel misent sur la puissance axiologique du récit. Ils assument une conception transitive et anthropologique de la littérature, accordée à l’anthropologie de la vulnérabilité.