L’adaptation de Claude Roy du Petit Chariot de terre cuite de Śūdraka (1969) : un « classique » indo-français
En mai 1969, Claude Roy publie Le Chariot de terre cuite chez Gallimard, dans la collection « Le Manteau d’Arlequin ». « Adaptation » du drame sanskrit du roi Śūdraka, auteur indien légendaire du VIIe siècle, en décembre 1969, cette version est mise en scène pour la première fois par Jo Tréhard à la...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
ELFe XX-XXI
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En mai 1969, Claude Roy publie Le Chariot de terre cuite chez Gallimard, dans la collection « Le Manteau d’Arlequin ». « Adaptation » du drame sanskrit du roi Śūdraka, auteur indien légendaire du VIIe siècle, en décembre 1969, cette version est mise en scène pour la première fois par Jo Tréhard à la toute nouvelle Comédie de Caen. Mais cette adaptation et non pas traduction pose à bien des égards la question de son statut : l’ambition de représentabilité de la version de Claude Roy va plus loin que celle d’une simple « clarification » de l’œuvre en faveur d’un public occidental peu aux faits des conventions d’un théâtre indien ancien. Se voulant plus fidèle à l’esprit qu’à la lettre, l’adaptation du Chariot de terre cuite de Claude Roy, hymne à l’amitié et à la liberté écrit tout juste après mai 68, se place à un carrefour artistique et historique qui constitue son ambition de devenir un classique interculturel : un objet hybride aux plusieurs auteurs, entre tradition française de jeu et texte sanskrit, entre fleuristeries marivaldiennes et « couleur locale » indianisante. |
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