Le français envers et contre tout. Francophones « indésirables » pendant la Seconde Guerre mondiale
De nombreux écrivains francophones d’Europe de l’Est, exilés ou apatrides, ont continué à écrire en français pendant la Seconde Guerre mondiale, alors même que la France les rejetait. À partir des œuvres de Benjamin Fondane, Irène Némirovsky, Jean Malaquais et Ernst Erich Noth, cet article analyse c...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/elfe, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
ELFe XX-XXI
2026
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | De nombreux écrivains francophones d’Europe de l’Est, exilés ou apatrides, ont continué à écrire en français pendant la Seconde Guerre mondiale, alors même que la France les rejetait. À partir des œuvres de Benjamin Fondane, Irène Némirovsky, Jean Malaquais et Ernst Erich Noth, cet article analyse ce paradoxe en interrogeant le choix du français comme geste littéraire, éthique et politique. Ce choix s’accompagne d’un rapport décentré à la langue, devenue un instrument critique face à ses dévoiements sous Vichy et à la propagande. Écrits dans l’urgence de la guerre et de l’exil, ces textes présentent une forte instabilité formelle, qui reflète la crise historique et la difficulté à dire l’expérience en cours. Cette écriture reconfigure le français comme une langue « apatride », détachée de son ancrage national et travaillée par l’exil et la désillusion. Elle met ainsi au jour les fractures du langage et les tensions entre expérience individuelle et récit collectif. |
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