« Transférer le littéraire » : penser la circulation au grand large

L’article explore le concept de « transfert » dans les études littéraires, en le définissant comme un processus d’échange multidirectionel entre le milieu universitaire et la société et en cherchant une approche théorique. Dans le contexte des universités allemandes, ce transfert comprend des dimens...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/elfe,
Auteurs principaux: Schenker, Ina, Struve, Karen
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: ELFe XX-XXI 2026
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:L’article explore le concept de « transfert » dans les études littéraires, en le définissant comme un processus d’échange multidirectionel entre le milieu universitaire et la société et en cherchant une approche théorique. Dans le contexte des universités allemandes, ce transfert comprend des dimensions variées, allant de la traduction à des activités publiques engageant la communauté. L’Université de Brême illustre ce concept à travers des initiatives telles que le LitLab, qui favorise l’expérimentation littéraire chez les élèves, et le festival littéraire globale°, mettant en avant les voix d’auteurs et autrices migrant.e.s. En outre, la notion de « transfert culturel » est utilisée comme référence théorique. Selon Michel Espagne, le transfert culturel implique des transformations sémantiques lors du passage d’un objet d’un contexte à un autre, soulignant la sélectivité du transfert et le rôle des intermédiaires. Cela s’applique surtout aux contextes historiques, c’est pourquoi il faut faire un pas de plus pour les processus contemporains. Le texte introduit ainsi l’idée de la « trans-sphère », un espace théorique où les œuvres littéraires circulent et se transforment entre différents contextes culturels. La « transférabilité » devient un critère central, impliquant non seulement la possiblité de partager des œuvres, mais aussi la responsabilité éthique de respecter la diversité des cultures. La pertinence des idées est cruciale pour ce processus, garantissant que le transfert enrichisse l’expérience humaine. Enfin, l’article présente des perspectives issues de la francophonie, notamment du Canada, où des collaborations entre les universités et les auteurs et autrices autochtones mettent en avant l’importance de l’égalité dans les relations. L’idée d’un « gagnant-gagnant » est soulignée, insistant sur la nécessité de réciprocité et d’alliance pour éviter les dynamiques coloniales. Ainsi, transférer le littéraire n’est pas seulement une question de diffusion, mais un engagement éthique et esthétique dans les complexités de la vie culturelle.