Ce qu’on dit du crime quand on n’en parle pas
Le deuxième volet de notre enquête montre que les discours du Dil Bayramı sont traversés par une doxa post-génocidaire, si ce n’est par une idéologie proprement structurée. Il s’agit de repérer les rémanences d’un crime en l’absence même de son énonciation explicite. L’approche privilégie l’analyse...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/ejts, |
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| Glavni autori: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
European journal of Turkish studies
2025
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le deuxième volet de notre enquête montre que les discours du Dil Bayramı sont traversés par une doxa post-génocidaire, si ce n’est par une idéologie proprement structurée. Il s’agit de repérer les rémanences d’un crime en l’absence même de son énonciation explicite. L’approche privilégie l’analyse de systèmes métaphoriques et d’associations récurrentes, qui révèlent l’existence d’un darwinisme linguistique associant purification de la langue et élimination sociale. Le corpus des Fêtes de la langue, homogène dans le temps mais varié dans l’espace, permet d’interroger l’articulation de ce qui est effectivement dit et de ce qui est sous-entendu ou passé sous silence. L’enjeu est de montrer comment une mémoire latente du génocide se loge dans les formes ordinaires du discours républicain. En somme, l’étude vise à articuler orthodoxie idéologique et banalité discursive, à partir d’énoncés tout à la fois contrôlés et spontanés, bien souvent produits le même jour d’un bout à l’autre de l’Anatolie. |
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