Urla/Vourla 1934 : Une géographie de nulle part (ou presque)
Cet article est un commentaire des discours prononcés lors de la célébration de la Fête de la langue à Urla/Vourla, sur la côte égéenne de la Turquie, le 26 septembre 1934. Le commentaire propose une réflexion sur une construction locale, à Urla, de l’espace national turc et d’une aliénation géograp...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ejts, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
European journal of Turkish studies
2025
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article est un commentaire des discours prononcés lors de la célébration de la Fête de la langue à Urla/Vourla, sur la côte égéenne de la Turquie, le 26 septembre 1934. Le commentaire propose une réflexion sur une construction locale, à Urla, de l’espace national turc et d’une aliénation géographique. A partir de travaux d’histoire locale d’Urla et de la région, de travaux sur l’échange de population, ainsi que de données statistiques, l’article retrace d’abord le paysage humain et linguistique de la ville en 1934. Ceci permet de saisir quelques éléments d’une histoire-géographie de cette localité côtière qui contraste avec la « géographie de nulle part » déployée dans les discours. Cette mise en scène de l’uniformité est étudiée dans un second temps. Dans un dernier temps, le commentaire analyse la façon dont l’histoire-géographie particulière d’Urla fait irruption dans les discours à travers de brèves références au voisin grec, aux expulsions, aux violences démographiques, aux échangés. Cette irruption semble mettre à mal la construction de l’isotopie nationale. Mais elle est peut-être aussi une façon d’engager et de faire adhérer les auditeurs à cette géographie nouvelle. |
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