Erzurum, années 1950 : esnafs, nurcus et « démocrates » au service d’une mobilisation conservatrice
Cet article réalise une ethnographie historique du département d’Erzurum dans les années 1950, en étudiant le profil des militants du Parti démocrate (Demokrat Parti, DP) et en particulier ceux qui ont obtenu des postes électifs au sein des sections locales. Une étude des discours politiques d’un re...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ejts, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
European journal of Turkish studies
2023
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cet article réalise une ethnographie historique du département d’Erzurum dans les années 1950, en étudiant le profil des militants du Parti démocrate (Demokrat Parti, DP) et en particulier ceux qui ont obtenu des postes électifs au sein des sections locales. Une étude des discours politiques d’un représentant influent du parti, Rıfat Çakar, montre des prises de position très proches de celles défendues par les tenants de l’islam politique. Cela indique que les islamistes locaux ont adhéré au DP et qu’ils ont conquis des postes électifs au sein de l’appareil local, en tentant de faire valoir leurs positions auprès du comité central. Une étude fine des militants du DP à Erzurum montre qu’un grand nombre d’entre eux étaient des élèves de Said Nursi. Dès lors, on peut se demander pourquoi ils n’ont pas choisi d’adhérer à un parti plus proche de leurs idées comme le Parti de la nation (Millet Partisi, MP) qui, fondé en 1948 par une scission du DP, a regroupé tous les « durs » du parti originel. Il apparaît en dernière analyse que les responsables locaux du DP sont presque tous des esnaf ou propriétaires de boutique, ce qui les rend fortement dépendants de l’Etat et rend nécessaire pour eux d’être du côté du parti majoritaire. |
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