« Bizim PAOK » : réfugiés, sport et vénizélisme dans la Thessalonique de l’entre-deux-guerres

Cet article a pour objet le PAOK, un club sportif fondé par des Constantinopolitains à Thessalonique en 1926. À travers une analyse prosopographique des fondateurs et dirigeants, il s’agit d’étudier les trajectoires et les moyens utilisés par l’élite des Constantinopolitains pour politiser plus larg...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/ejts,
Yazar: Tsiptsios, Lukas
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: European journal of Turkish studies 2018
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Diğer Bilgiler
Özet:Cet article a pour objet le PAOK, un club sportif fondé par des Constantinopolitains à Thessalonique en 1926. À travers une analyse prosopographique des fondateurs et dirigeants, il s’agit d’étudier les trajectoires et les moyens utilisés par l’élite des Constantinopolitains pour politiser plus largement les masses de réfugiés venus d’Asie Mineure, afin de les inscrire durablement dans le camp vénizéliste dans le contexte grec du Schisme national. Ainsi peut se faire une histoire sociale « par le haut », où le sport peut être perçu comme une réponse libérale à l’anomie sociale de la Thessalonique de l’entre-deux-guerres, mais aussi comme un moyen de s’insérer dans les réseaux politiques vénizélistes de la Grèce en tant qu’élite politique des réfugiés. Enfin, étant vecteur de discours idéologiques vénizélistes structurant l’identité réfugiée, le club structure également les antagonismes politiques de Thessalonique entre locaux et Micrasiates, de sorte que l’antisémitisme vénizéliste, diffusé auprès des quartiers réfugiés, est parfois mobilisé par l’élite du club, afin de gagner par la violence le centre de la ville et y imposer son hégémonie au niveau local puis national.