Recompositions de l’État et coproduction de l’action publique

Afin d’analyser le rôle des acteurs privés dans la politique étrangère de la Turquie, cet article étudie l’action du mouvement de Fethullah Gülen au Kurdistan irakien de 1994 à 2014. Ce cas d’étude met en évidence le fait que des réseaux transnationaux comme le mouvement de Gülen participent à la pr...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/ejts,
Hoofdauteur: Benhaim, Yohanan
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: European journal of Turkish studies 2016
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Afin d’analyser le rôle des acteurs privés dans la politique étrangère de la Turquie, cet article étudie l’action du mouvement de Fethullah Gülen au Kurdistan irakien de 1994 à 2014. Ce cas d’étude met en évidence le fait que des réseaux transnationaux comme le mouvement de Gülen participent à la production de la politique étrangère, et que cette participation varie en fonction de l’évolution des coalitions mobilisées pour le contrôle du pouvoir sur la scène nationale. Ainsi, le développement du mouvement de Gülen était en partie lié aux intérêts de la politique étrangère turque lorsque celle-ci était contrôlée par l’armée au début des années 1990. Il a ensuite participé à la production d’un nouveau paradigme sur le dossier kurde irakien au sein d’une « nébuleuse réformatrice » rassemblant bureaucrates et acteurs privés de divers horizons à la fin des années 2000. Suite au transfert de ce dossier de l’armée au ministère des Affaires étrangères et au développement des relations entre Ankara et Erbil, le mouvement de Gülen a progressivement été marginalisé, avant que l’Etat turc lui-même demande la fermeture de ces écoles suite au conflit entre l’AKP et la cemaat en décembre 2013.