Devenir chercheur.se en Turquie
Ce numéro problématise le rapport au terrain en Turquie, en montrant comment celui-ci (re)configure les recherches et la posture du chercheur ou de la chercheuse en retour. Il aborde la recherche en train de se faire en Turquie en tant qu’elle est marquée par une solitude multidimensionnelle des che...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/ejts, |
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| Other Authors: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
European journal of Turkish studies
2025
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Ce numéro problématise le rapport au terrain en Turquie, en montrant comment celui-ci (re)configure les recherches et la posture du chercheur ou de la chercheuse en retour. Il aborde la recherche en train de se faire en Turquie en tant qu’elle est marquée par une solitude multidimensionnelle des chercheur·euses sur le terrain accentuée par les événements politiques ayant lieu en Turquie dans la période étudiée (2017-2024) ainsi que par la pandémie mondiale du Covid-19. Il restitue l’élan réflexif entrepris par les membres d’AYAK, acronyme de Araştırmacının Yalnızlığına Karşı (Contre la solitude des chercheur·euses), un collectif de jeunes chercheur·euses formé en 2017 à Istanbul qui répond à deux aspirations : celle de concevoir et de restituer sa recherche sur des formats variés (articles, croquis, podcasts, etc.) ; celle de se départir des enjeux de hiérarchie et de mise en scène de la recherche, en considérant avec lucidité la « cuisine interne » ainsi que les « coulisses » de la recherche. Un premier mouvement de ce numéro s’attache à dévoiler les coulisses de la remise en question de théories à la fois indispensables à l’élaboration du travail de recherche et sans cesse refaçonnées par le terrain. Un second mouvement documente des situations de recherche partageant le quotidien de professionnels et qui incitent à réfléchir à la positionnalité de l’enquêteur·trice sur le terrain tout en impliquant des difficultés d’ordre éthique. This issue examines the relationship with the field in Turkey, showing how it (re)configures research and the researcher's stance in return. It addresses research currently being conducted in Turkey, which is marked by the multidimensional isolation of researchers in the field, an isolation heightened both by the political events taking place in the country during the period studied (2017-2024) and by the global COVID-19 pandemic. It reflects the reflective momentum undertaken by the members of AYAK, an acronym for Araştırmacının Yalnızlığına Karşı [“Against the Loneliness of Researchers”], a collective of young researchers formed in 2017 in Istanbul that responds to two aspirations: to conceive and disseminate research in various formats (articles, sketches, podcasts, etc.); and to move away from the hierarchies and staging practices often present in research, by taking a clear-eyed look at its “inner workings” and “behind the scenes”. The first section of this issue focuses on uncovering the behind-the-scenes questioning of theories that are both essential to the development of research work and constantly being reshaped by fieldwork. The second section documents research situations embedded in the daily lives of professionals, encouraging reflection on the investigator’s positionality in the field, while also raising ethical challenges. |
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