La BCE : flexible dans la stabilité ?
Cet article analyse la relative stabilité discursive et cognitive de l’institution « banque centrale » dans le contexte de crise au sein de la zone euro. Par stabilité discursive et cognitive, on entend l’absence de changement fondamental d’orientation doctrinale, de vocabulaire et plus largement de...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Économie et Institutions
2016
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article analyse la relative stabilité discursive et cognitive de l’institution « banque centrale » dans le contexte de crise au sein de la zone euro. Par stabilité discursive et cognitive, on entend l’absence de changement fondamental d’orientation doctrinale, de vocabulaire et plus largement de stratégie discursive, en dépit de décisions pourtant parfois perçues comme radicales et de discours parfois décrits comme marquant d’importantes « ruptures » : on se réfère notamment ici à l’utilisation par Mario Draghi, président de la BCE, de l’expression « whatever it takes » le 26 juillet 2012, pour indiquer le souhait de préserver coûte que coûte la zone euro en utilisant les moyens nécessaires pour le faire. Dans le cadre d’une sociologie des politiques et des institutions économiques, l’approche relève ici de ce que l’on peut appeler une sociologie des discours, approche qui se situe au croisement de l’analyse du discours et de la sociologie du langage. On s’appuie pour cela sur l’étude d’un corpus de textes facilement accessibles, puisqu’ils sont officiellement mis en ligne sur le site Web de la Banque Centrale Européenne, émanant des membres du directoire de la BCE. Nous en menons une analyse principalement qualitative et typologique, mais aussi une analyse lexicométrique. |
|---|