Pour une lecture institutionnaliste de l’acceptabilité locale d’un établissement carcéral
En 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la justice prévoit la construction de 13 200 nouvelles places de détention, le « programme 13 200 ». Certains maires souhaitent l’implantation d’un établissement carcéral sur leur commune, mais ce souhait n’est pas toujours partagé par la popula...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Économie et Institutions
2018
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la justice prévoit la construction de 13 200 nouvelles places de détention, le « programme 13 200 ». Certains maires souhaitent l’implantation d’un établissement carcéral sur leur commune, mais ce souhait n’est pas toujours partagé par la population locale. Cet article présente une analyse institutionnaliste de la notion d’acceptabilité d’un équipement indésirable centrée sur les jeux d’influence et de pouvoir exercés par les élus et modifiant localement les représentations sociales de la prison. Nous montrons que les élus tendent à réifier la prison en objet spatial relégué d’une part, et en objet purement économique d’autre part, occultant son volet social. Cette réification conduit à des ambivalences préjudiciables à la fois pour les communes d’accueil et pour la réinsertion des détenus. |
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