Intégration financière et désintégration monétaire : La Turquie en crise de confiance

Cet article questionne la pertinence du régime monétaire qui est fondé sur une libéralisation financière étendue. Le fait stylisé considéré est la crise turque de 2000-2001. La grille de lecture proposée considère cette crise comme une crise de confiance en le régime monétaire en vigueur, la confian...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/ei,
1. autor: Ülgen, Faruk
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Économie et Institutions 2016
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article questionne la pertinence du régime monétaire qui est fondé sur une libéralisation financière étendue. Le fait stylisé considéré est la crise turque de 2000-2001. La grille de lecture proposée considère cette crise comme une crise de confiance en le régime monétaire en vigueur, la confiance étant définie sous trois logiques : hiérarchique, méthodique et éthique. Alors que les paradigmes courants de la crédibilité, principalement fondés sur les politiques anti-inflationnistes préconisées par l’approche des Nouveaux Classiques, ne mettent l’accent que sur les problèmes de transparence et de responsabilité des politiques monétaires, la thèse défendue ici est que la capacité de la politique économique à prévenir les crises dépend de la confiance en la viabilité du régime monétaire. L’efficacité des politiques macroéconomiques de libéralisation financière apparaît liée à la légitimité du régime monétaire suivi et renvoie à un problème de gestion collectivement pertinente de la confiance en la monnaie. L’analyse du processus de libéralisation du secteur bancaire et financier turc et des politiques monétaires suivies sur la période 1980-2007 montre que la stabilité monétaire que permettent l’ancrage du change et la concurrence peut se révéler illusoire. La seule crédibilité calquée sur une politique monétaire restrictive, même discrétionnaire contrainte, ne semble pas suffisante pour réformer un système monétaire hautement fragile. Il faut un temps long et des conditions capricieuses pour rétablir la confiance des agents en le régime monétaire alors que la survenance de la crise peut se contenter de peu de nouvelles alarmantes.