« Quand l’essentiel est de participer »
La « participation » est partout mais ses usages sont multiples. Au Maroc et en Tunisie, dans le cadre de projets de la coopération, du « développement international », censés être porteurs de « démocratisation », la « participation » est au cœur des discours et des pratiques de ses acteurs. Les tra...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Économie et Institutions
2016
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La « participation » est partout mais ses usages sont multiples. Au Maroc et en Tunisie, dans le cadre de projets de la coopération, du « développement international », censés être porteurs de « démocratisation », la « participation » est au cœur des discours et des pratiques de ses acteurs. Les trajectoires tunisiennes et marocaines de la « participation » abordées à partir de projets mis en place dans des périphéries singulières (Gafsa et Tanger) révèlent des pratiques de contrôle. Loin de sa charge cognitive « démocratisante », la « participation » des développeurs accompagne, légitime et autorise des pratiques d’ordre anciennes mais selon des modalités différentes dans les deux cas. La « participation » au contact de ces processus développementistes révèle un redéploiement de l’hégémonie des coalitions gouvernantes. Cette domination politique dans des régimes autoritaires différents ne signifie pas pour autant que les acteurs « mis en scène », censés être les « bénéficiaires » de cette « participation », seraient apathiques. Au contraire ces acteurs sont là pour différentes raisons, ils ont des intérêts divers et des représentations de leur situation qu’il ne faut pas occulter. |
|---|