L’euro, une monnaie incomplète : retour sur les ambiguïtés du compromis historique, politique et idéologique lors de la création de la BCE
La Banque centrale européenne constitue une des grandes innovations institutionnelles du siècle dernier. Pour la première fois des pays souverains et égaux acceptaient d’abandonner leur monnaie, symbole national, pour créer à l’échelon de l’Europe une nouvelle institution capable de gérer une nouvel...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Économie et Institutions
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La Banque centrale européenne constitue une des grandes innovations institutionnelles du siècle dernier. Pour la première fois des pays souverains et égaux acceptaient d’abandonner leur monnaie, symbole national, pour créer à l’échelon de l’Europe une nouvelle institution capable de gérer une nouvelle monnaie européenne : l’euro. Comme toute institution, la BCE et l’euro sont essentiellement une idée d’œuvre. Pour comprendre cette idée d’œuvre, nous nous interrogerons sur l’histoire, sur les ambiguïtés du projet politique, entre libéralisme anglo-saxon, ordolibéralisme et européisme, et sur le statut de l’euro, enjeu de théorie économique.La BCE est une institution fédérale partielle dans une Union Européenne qui ne l’est pas, issue d’un compromis historique, politique et idéologique ambigu qui a conduit à une monnaie incomplète, expliquant pour une bonne part les difficultés actuelles de la zone euro. Nous ferons quelques propositions qui pourraient améliorer le fonctionnement de cette institution. |
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