Le pouvoir des mots : émission et réception du discours du banquier central
Cet article, vise à comprendre pourquoi le discours des banquiers centraux a été paré d’un poids significatif depuis quelques années. À partir des éléments mis en avant dans la théorie économique standard, d’une part, et la sociologie, d’autre part, nous étudions les dispositifs qui ont permis cette...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Économie et Institutions
2016
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Cet article, vise à comprendre pourquoi le discours des banquiers centraux a été paré d’un poids significatif depuis quelques années. À partir des éléments mis en avant dans la théorie économique standard, d’une part, et la sociologie, d’autre part, nous étudions les dispositifs qui ont permis cette transformation et analysons certains actes de langage.Nous revenons dans un premier temps sur le contexte théorique qui a favorisé la mise en exergue de la parole des banquiers centraux pour les économistes. La première section résume les arguments en faveur de la communication de la Banque centrale développés par les Nouveaux Classiques puis les Nouveaux Keynésiens. Nous décrivons ensuite rapidement les divers canaux de transmission. Dans une deuxième partie, nous revenons sur les « actes de langage » de la BCE en étudiant les pratiques et les outils employés. Nous étudions ensuite la tonalité de cette communication : à partir des mots utilisés dans les éditoriaux du bulletin mensuel de l’institution (et leur connotation positive ou négative), on crée par un traitement linguistique des indicateurs d’optimisme ou de pessimisme. Dans une troisième partie, nous interrogeons les rapports qui s’établissent entre le locuteur et les récepteurs des messages. Cette question nous amène à discuter la distinction entre effets performatifs (production ou transformation de la réalité) et perlocutoires (action sur les représentations). Nous revenons enfin sur les raisons de cette mise en exergue de la parole du banquier central : le locuteur n’est-il pas le porte-parole des opérateurs sur les marchés financiers ? |
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