Servir les hommes de la famille. Classe, genre et travail : comment la domesticité profite aux hommes (France, 19e et 20e siècles)
Cadre de recherche : La Loire et le Rhône (19e et 20e siècles) en France.Objectifs : Dans une perspective féministe et matérialiste, cet article s’intéresse à la distribution sexuée des bénéfices qui sont tirés de l’exploitation du travail domestique rémunéré entre le milieu du 19e et le milieu du 2...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/efg, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Enfances Familles Générations
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cadre de recherche : La Loire et le Rhône (19e et 20e siècles) en France.Objectifs : Dans une perspective féministe et matérialiste, cet article s’intéresse à la distribution sexuée des bénéfices qui sont tirés de l’exploitation du travail domestique rémunéré entre le milieu du 19e et le milieu du 20e siècle, en France. Il examine les formes de résistance que les domestiques (hommes et femmes) déploient pour limiter l’exploitation dont ils et elles font l’objet, cette exploitation se faisant aux dépens de leur capacité d’agir.Méthodologie : La démonstration s’appuie sur l’analyse d’archives privées de la bourgeoisie de la Loire et du Rhône, d’archives administratives (recensements et enquêtes agricoles principalement) et d’archives judiciaires qui donnent dans une certaine mesure accès aux voix des domestiques.Résultats : L’analyse montre qu’au sein des familles employeuses, les chefs de famille, qu’ils soient agriculteurs, commerçants, rentiers, industriels, ou qu’ils occupent une profession libérale, et leurs fils tirent le plus avantage de la domesticité à demeure. Elle montre aussi comment les domestiques, hommes et femmes, tentent de réduire ces bénéfices patronaux et en quoi leurs stratégies d’affirmation de leur individualité sont sexuées.Conclusions : La domesticité n’est pas simplement un rapport de classe opposant d’un côté des « maîtresses de maison » toutes puissantes et, de l’autre les « servantes » soumises, comme le montre une historiographie qui s’est beaucoup attachée aux rapports sociaux entre femmes de classes différentes cohabitant dans un même ménage. L’analyse ici présentée illustre bien comment se façonne un rapport de domination économique, social, de genre, parfois de race, qui participe à la construction de la famille et du foyer comme un lieu de production de biens et de services, dont tirent profit majoritairement les hommes de la famille. |
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