Accès, trajectoires et résultats de la réunification familiale : une analyse des disparités raciales en protection de la jeunesse
Cadre de recherche : La réunification familiale constitue un objectif central de la protection de la jeunesse, inscrite dans une perspective de continuité des liens familiaux et de respect de l’intérêt de l’enfant. Or, de plus en plus de travaux mettent en évidence l’existence de disparités raciales...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/efg, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Enfances Familles Générations
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cadre de recherche : La réunification familiale constitue un objectif central de la protection de la jeunesse, inscrite dans une perspective de continuité des liens familiaux et de respect de l’intérêt de l’enfant. Or, de plus en plus de travaux mettent en évidence l’existence de disparités raciales dans l’accès aux mesures, dans les décisions cliniques, ainsi que dans les trajectoires des enfants suivis par les services de protection de la jeunesse. Objectifs : Cet article explore les disparités raciales dans les résultats du processus de réunification familiale pour les enfants Noirs suivis en protection de la jeunesse, comparé aux enfants blancs.Méthodologie : L’étude repose sur une analyse secondaire de données administratives collectées entre 2007 et 2017, sur les enfants suivis par le Directeur de la Protection de la Jeunesse à Montréal. Les données sont observées à l’aide d’analyses statistiques descriptives et de régressions logistiques pour examiner les relations entre les variables cliniques et sociodémographiques et la probabilité de réunification familiale réussie.Résultats : Des différences significatives ont été observées entre les groupes raciaux. Les situations impliquant des enfants Noirs sont significativement moins susceptibles de mener à une réunification familiale réussie que les enfants blancs, et la réunification est également moins souvent tentée. En contrôlant les caractéristiques des services cliniques et les facteurs sociodémographiques, nous avons constaté que le sexe, la source du signalement, l’implication judiciaire, l’instabilité des placements, la durée cumulée du suivi en protection et la langue influencent la probabilité de réussite de la réunification. Être un enfant Noir demeure un facteur associé à une diminution statistiquement significative de la probabilité de réunification réussie, même après ajustement pour l’ensemble de ces variables.Conclusions : Les disparités observées entre les trajectoires de réunification familiale des enfants Noirs et blancs reflètent des dynamiques institutionnelles et sociales complexes. Ces écarts peuvent être liés, entre autres, aux pratiques décisionnelles des intervenant·es ainsi qu’à l’accès inégal à des services de soutien à la réunification, particulièrement dans les communautés Noires. Bien que les résultats ne permettent pas d’établir de lien de causalité, ils soulignent la nécessité d’examiner de manière critique les conditions systémiques qui influencent les parcours des enfants et des familles.Contribution : En abordant la réunification familiale comme un processus comprenant l’accès à cette mesure, sa tentative et son issue, cette étude tient compte des situations où la réunification n’est pas envisagée ou celle-ci échoue, permettant ainsi de mieux cerner les points du processus où se produisent les inégalités en protection de la jeunesse. |
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