Jeux d’alliances, continuité et effacement des origines
Cadre de la recherche : Dans cet article, la famille étudiée a connu des vagues successives de « déplacement » dans des temporalités et spatialités différentes : de l’Espagne à l’Algérie, puis de l’Algérie à la France. Le roman familial (de Gaulejac, 2007) se construit sur des emprunts successifs et...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/efg, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Enfances Familles Générations
2024
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cadre de la recherche : Dans cet article, la famille étudiée a connu des vagues successives de « déplacement » dans des temporalités et spatialités différentes : de l’Espagne à l’Algérie, puis de l’Algérie à la France. Le roman familial (de Gaulejac, 2007) se construit sur des emprunts successifs et réélaborés à chaque génération pour chacun des sujets qui le composent. Ce processus s’inscrit dans un « entre-deux » entre l’identification et l’éloignement à la culture d’origine. Les générations étudiées ont un rapport différent au temps et à l’identité « première » signifiée par le patronyme, celui-ci oscillant entre domination et assujettissement (Foucault, 1976 ; 1993) dans la complexité de l’humain à devenir un sujet à part entière dans sa propre institution familiale. La généalogie familiale reflète les affres historico-politiques qui ont marqué les trajectoires sociales migratoires ainsi que les constructions subjectives conscientes et inconscientes de ces membres.Objectifs : La visée de cet article est de saisir comment les trajectoires familiales sont traversées par des jeux d’alliances, des stratégies d’effacement des origines et des continuités et ruptures.Méthodologie : Pour cette étude au long cours, la méthodologie déployée est qualitative (entretiens non directifs, observation de type ethnographique, entretiens collectifs), archives familiales et historiques. Résultats : Le sentiment d’appartenance à l’Algérie coloniale s’est construit puis déconstruit dans cette famille. Les traces mnésiques et les transformations sociales ont agi sur la reconnaissance à l’histoire migratoire chez les plus jeunes. Conclusion : L’histoire familiale en contexte colonial et en métropole a été réélaborée à chaque génération entre effacement des origines et transmission intergénérationnelle. Contribution : L’histoire familiale traversée par un contexte qui pousse à l’exil, celui des pieds-noirs d’Algérie, s’inscrit dans un processus premier similaire à toute trajectoire migratoire. |
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