Réinvestir son foyer lors d’un cancer, une menace pour l’individualisation des adolescent∙e∙s ? Retours d’expériences maternelles

Cadre de la recherche : Cet article est issu d’un travail de thèse qui a pour objectif de saisir comment le cancer entraîne une redéfinition des pratiques parentales et des relations entre les enfants et leurs mères lorsqu’elles sont touchées par un cancer. Objectifs : Notre objectif est de montrer...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/efg,
Auteur principal: Mary, Anaïs
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Enfances Familles Générations 2022
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cadre de la recherche : Cet article est issu d’un travail de thèse qui a pour objectif de saisir comment le cancer entraîne une redéfinition des pratiques parentales et des relations entre les enfants et leurs mères lorsqu’elles sont touchées par un cancer. Objectifs : Notre objectif est de montrer que pour certaines mères qui ont réinvesti leur foyer pendant leurs traitements, le cancer peut être perçu comme un obstacle à l’individualisation de leurs enfants lorsqu’iels sont adolescent∙e∙s.Méthodologie : Nous nous appuierons sur quatorze entretiens semi-directifs. Ces entretiens ont été effectués auprès de mères qui avaient des adolescent·e·s âgé·e·s de onze à dix-huit et qui ne travaillaient pas lors de leurs traitements contre le cancer.Résultats : Dans leur cas, le cancer peut être vécu comme un obstacle à l’individualisation des adolescent·e·s lorsqu’il est une menace pour les sociabilités juvéniles, pour « l’expérimentation » (Ramos, 2001 ; 2002) en solitaire du domicile familial et/ou pour l’expression d’une identité de « jeune ». Quand elle est envisagée sous cet angle, la maladie est rendue responsable de la détérioration des relations entretenues par les mères avec leurs « grand∙e∙s » enfants.Conclusions : Cette dégradation relationnelle fait ressortir un déséquilibre dû à la présence continue des mères en leur foyer qui tend à reléguer le/la « jeune » derrière les figures du/de la « fils/fille de » et/ou de « l’élève ». Contributions : Cet article remet en question le caractère « normal » de l’individualisation des adolescent∙e∙s qui peut être vécue avec difficulté pour certaines mères touchées par un cancer.