L’art après l’histoire: Le musée imaginaire comme modèle de l’art des années 1950-1960
À la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs artistes occidentaux revendiquent l’écriture de l’histoire de l’art tout en affirmant la nécessité de s’affranchir de la notion étroite et, à leurs yeux, obsolète de l’histoire. La publication du Musée imaginaire par André Malraux en 1947 fonctio...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Études de lettres
2025
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs artistes occidentaux revendiquent l’écriture de l’histoire de l’art tout en affirmant la nécessité de s’affranchir de la notion étroite et, à leurs yeux, obsolète de l’histoire. La publication du Musée imaginaire par André Malraux en 1947 fonctionnera comme un catalyseur et un modèle épistémologique. Alors qu’un sentiment d’épuisement du monde et de l’histoire s’installe chez les artistes, la nécessité de forger des récits universalistes après l’horreur du racisme et la conviction que les récits progressistes de l’histoire ont fait leur temps poussent des artistes comme Asger Jorn, Ad Reinhardt et l’Independent Group à collecter frénétiquement des images de l’art. Chacun forge sa propre médiologie et épistémologie, mais tous sont d’accord sur le fait que la reproductibilité constitue une porte de sortie pour penser le temps indépendamment du futur linéaire. Ces artistes élaborent des problématiques épistémologiques qui leur permettent de «corriger» l’histoire et l’histoire de l’art grâce à d’autres sciences humaines: l’archéologie et l’anthropologie. |
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