Glorious bastards: voleurs, parjures et manipulateurs du langage en Grèce archaïque

En s’interrogeant sur l’expression κλεπτοσύνηι θ᾽ ὅρκωι τε (Odyssée, XIX, 396), cet article explore les liens entre vol, serment et ruse langagière dans la Grèce archaïque. L’analyse montre comment la poésie épique valorise la mêtis, intelligence rusée, comme source de kleos, renommée immortelle, et...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Yazar: Cesca, Ombretta
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Études de lettres 2025
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:En s’interrogeant sur l’expression κλεπτοσύνηι θ᾽ ὅρκωι τε (Odyssée, XIX, 396), cet article explore les liens entre vol, serment et ruse langagière dans la Grèce archaïque. L’analyse montre comment la poésie épique valorise la mêtis, intelligence rusée, comme source de kleos, renommée immortelle, et en fait un trait commun à des actes dont le lien n’est, à première vue, pas immédiat. Le vol, d’une part, exprimé par le verbe grec kleptô, implique une composante de ruse et une capacité de dissimulation; l’art de prêter serment en évitant le parjure, d’autre part, requiert une habileté dans la manipulation des codes du langage. En commentant différents épisodes mettant en scène des figures divines, comme Hermès, et des héros, comme Autolycos et Ulysse, et en passant par l’analyse linguistique d’une épithète mystérieuse attribuée à ce dernier (epiklopos), l’article démontre que vol et serment sont intimement liés non seulement dans la pratique pré-juridique grecque, mais aussi dans l’imaginaire mythique qui nourrit les traditions narratives.