L’enchevêtrement des temporalités : eschatologie et corruption dans Le Decez, ou fin du monde (1584) de Guillaume de Chevalier
Cet article se propose d’aborder l’expression de la corruption dans Le Decez, ou fin du monde (1584) de Guillaume de Chevalier, un poème épique d’inspiration biblique. L’auteur élabore une paraphrase de l’Apocalypse et conjugue, dans le prolongement de saint Augustin, deux temporalités, l’une terres...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Études de lettres
2016
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’aborder l’expression de la corruption dans Le Decez, ou fin du monde (1584) de Guillaume de Chevalier, un poème épique d’inspiration biblique. L’auteur élabore une paraphrase de l’Apocalypse et conjugue, dans le prolongement de saint Augustin, deux temporalités, l’une terrestre, l’autre céleste, afin de rendre compte des « maux présents » qui accaparent les hommes avant le Jugement. Usant du motif traditionnel du songe – qui est en réalité une vision –, le poète entend alors conduire l’univers à son néant, peignant ainsi la cohorte de maux – guerre, famine, peste – qui s’abattront successivement sur une humanité corrompue. Si le temps de la maladie est un temps de préparation à la mort, il est le préalable à la renovatio spirituelle et, par extension, politique. En effet, les maux présents, aussi insupportables qu’ils soient, précèdent l’avènement d’une justice véritable, celle qui bannira les vaines hiérarchies mondaines, faisant ainsi taire les divergences confessionnelles qui déchirent le royaume de France. |
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