Une vision marginale des marges : une relecture à travers les idées reçues du voyage à Samarkand de Léon de Beylié

La présente étude analyse le regard porté sur la périphérie turkestanaise de l’empire du tsar par le général Léon de Beylié (1849-1910), l’un des acteurs majeurs de la politique coloniale de la France qui fut aussi un mécène passionné par l’archéologie. La relecture critique de ses récits de voyage...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/edl,
Autor principal: Gorshenina, Svetlana
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Études de lettres 2014
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La présente étude analyse le regard porté sur la périphérie turkestanaise de l’empire du tsar par le général Léon de Beylié (1849-1910), l’un des acteurs majeurs de la politique coloniale de la France qui fut aussi un mécène passionné par l’archéologie. La relecture critique de ses récits de voyage permet de mieux appréhender le concept des « marges » et sa valeur heuristique. C’est dans ce but qu’est ici souligné le caractère mouvant de cette notion que l’on peut approcher à la fois sous l’angle géopolitique (positions de la Russie à l’égard de l’Europe et de l’Asie centrale par rapport à la Russie) et à la lumière de la situation « socio-culturelle » de l’acteur même (un militaire français dans l’Asie centrale russe). A travers la déconstruction des observations de Léon de Beylié, souvent très arrogantes et frisant parfois le plagiat, on peut également comprendre le mécanisme par lequel des réflexions forgées sur les « marges » peuvent glisser vers la forme de clichés stéréotypés. Ce processus de cristallisation des idées reçues est contextualisé par rapport aux étapes de la formation du Turkestan russe (notamment, la construction du chemin de fer Transcaspien) et mis en comparaison avec d’autres voyageurs de l’époque.