Le il auratique d’Henri de Régnier: expériences énonciatives dans les Cahiers
Épisodiquement, dans ses premiers cahiers, Henri de Régnier (1864-1936) fait un curieux usage du pronom il: dans des passages à l’ancrage biographique évident, la troisième personne se substitue à la première. Cet emploi, qui échappe en partie au cadre énonciatif établi par Émile Benveniste, invite...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Études de lettres
2023
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Épisodiquement, dans ses premiers cahiers, Henri de Régnier (1864-1936) fait un curieux usage du pronom il: dans des passages à l’ancrage biographique évident, la troisième personne se substitue à la première. Cet emploi, qui échappe en partie au cadre énonciatif établi par Émile Benveniste, invite à réexaminer le problème de la référence de il. Car il ne s’agit pas d’une simple énallage, un «trope» tel que Catherine Kerbrat-Orecchioni en relève chez Jules César, Charles de Gaulle ou encore Alain Delon (L’énonciation, 1980). Bien plus qu’un ornement de l’expression, la troisième personne, chez Régnier, répond à des besoins poétiques exprès et elle traduit, en même temps qu’un positionnement subjectif particulier, une singulière appréhension du temps. |
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