Essais et engagement littéraire: Gilliard et son groupe (1925-1935)
Opposés au contexte conservateur de l’entre-deux-guerres, les artistes et intellectuels groupés en réseau autour d’Edmond Gilliard ont élaboré un discours éthique progressiste, basé sur une conception humaniste et empreint d’une sensibilité de gauche. Cependant, leurs prises de position esthétiques,...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Études de lettres
2023
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Opposés au contexte conservateur de l’entre-deux-guerres, les artistes et intellectuels groupés en réseau autour d’Edmond Gilliard ont élaboré un discours éthique progressiste, basé sur une conception humaniste et empreint d’une sensibilité de gauche. Cependant, leurs prises de position esthétiques, tout en restant finalisées par une critique idéologique, ne rompent pas avec le présupposé dominant dans le champ littéraire d’alors, celui d’un art «pur», c’est-à-dire dénué de toute préoccupation circonstancielle. A cheval entre l’autotélisme de l’art et l’exigence d’une critique sociale, le groupe Gilliard a donc proposé une définition de l’engagement littéraire qui concilierait ces deux dimensions; et cela en pensant l’acte langagier lui-même comme chargé d’un potentiel révolutionnaire. Cet article s’attache à définir ces différentes notions, en travaillant sur plusieurs essais, ceux de Gilliard dans un premier temps, pour ensuite envisager la réception de cet auteur par la génération suivante, à travers les textes de Gilbert Trolliet et de Daniel Simond. Ces deux penseurs offrent en effet une interprétation légèrement divergente de la pensée de leur maître. |
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