L’impossibilité de l’exotisme dans Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline

La littérature française connaît deux variantes essentielles de l’exotisme, orientale et africaine. C’est cette dernière qui est observée dans l’article qui suit, dans son évolution depuis Jules Verne jusqu’à Céline en passant par Loti. L’altérité exotique est d’abord montrée comme le vestige d’un p...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/edl,
第一著者: Nedosseïkine, Mikhaïl
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Études de lettres 2013
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La littérature française connaît deux variantes essentielles de l’exotisme, orientale et africaine. C’est cette dernière qui est observée dans l’article qui suit, dans son évolution depuis Jules Verne jusqu’à Céline en passant par Loti. L’altérité exotique est d’abord montrée comme le vestige d’un passé depuis longtemps révolu du point de vue européen ; ensuite, chez Loti, elle semble se doter d’une certaine autonomie. Céline en montre le caractère de convention. Il joue sur les stéréotypes du roman colonial, dessine et efface aussitôt la limite entre l’Autre et Soi-même, brouille la différence entre les Africains et les Blancs miséreux : son roman manifeste ainsi un anti-exotisme, rendant impossible tout exotique.