Une rationalisation paradoxale du travail intellectuel: l’étrange cas du Journal d’Amiel
L’écriture d’un journal personnel, plus encore que d’autres pratiques autobiographiques, est liée à la façon de penser et d’organiser son travail au quotidien. Elle permet de conjurer la hantise du temps perdu et, à travers un regard réflexif sur les journées écoulées, de corriger l’instabilité d’un...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/edl, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Études de lettres
2023
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | L’écriture d’un journal personnel, plus encore que d’autres pratiques autobiographiques, est liée à la façon de penser et d’organiser son travail au quotidien. Elle permet de conjurer la hantise du temps perdu et, à travers un regard réflexif sur les journées écoulées, de corriger l’instabilité d’une existence parfois dispersée ou oisive. Les écrivains qui tiennent un journal tentent souvent de ressaisir et de mettre en place les conditions dans lesquelles ils élaborent leurs recherches et leurs ouvrages. Cet article se penche sur le cas célèbre d’Henri-Frédéric Amiel. Il montre comment cet homme de lettres genevois a recouru à l’écriture diaristique pour tenter de rationaliser, parfois jusqu’à l’obsession, non seulement son travail quotidien, mais son rapport à la vie intellectuelle dans son ensemble. |
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